
L’ÉLIMINATION DE LA PAUVRETÉ
Paix et bien à vous tous. La proposition découlant du thème de ce mois, “l’élimination de la pauvreté”, devient de nos jours une tâche de plus en plus difficile, pourtant il s’agit d’une tâche qui incombe à chacun de nous. Pour pouvoir écrire ces quelques lignes, je me suis laissée inspirer par notre charisme, un charisme qui est aujourd’hui plus actuel que jamais.
Éliminer la pauvreté signifie vouloir réaliser à tout prix l’objectif fondamental d’un développement durable, un développement capable de répondre non seulement aux besoins de notre époque, mais aussi à ceux des générations futures. C’est une lutte qui comporte des changements fondamentaux même en ce qui concerne notre façon d’agir au niveau personnel et communautaire. Vouloir éliminer la pauvreté correspond à vouloir guérir les blessures de l’humanité, son environnement et ses relations culturelles, sociales, économiques et religieuses. Permettre à un enfant de rêver d’une vie sans maladie et sans faim dans un pays sans conflits ne peut pas être une simple utopie. Pour améliorer la condition de vie des gens, il est urgent de poser des gestes concrets ; on pense sûrement à la réalisation de projets de différente nature, mais aussi au soutien gouvernemental en ce qui atteint à une juste distribution des biens de façon à permettre une vie universellement équilibrée. L’élimination de la pauvreté nous engage aussi à donner des bases solides à la foi en Dieu, à l’amour envers Dieu et à l’amour envers notre prochain, selon ce que nous a été appris par Jésus lui-même à travers le message évangélique. Par notre mission d’annoncer la foi dans le plus grand respect des lois et de la liberté de conscience, nous voulons cautionner les valeurs et les propositions pastorales élaborées dans le milieu où nous vivons. À titre d’exemple, nous voulons éduquer, soigner et promouvoir la personne dans son intégralité, nous voulons éveiller sa conscience. En effet, nous souhaitons non seulement prendre soin d’elle, mais aussi l’accueillir et lui rendre ce que lui revient. L’amour de Dieu n’est pas quelque chose de très loin dans les cieux, mais au contraire il s’incarne dans la vie de tous les jours.
Cet amour comporte ses richesses et ses risques. Néanmoins, il ne faut pas oublier qu’il a été à la base de la mission du Christ, lequel a aimé tous les gens jusqu’au point de sacrifier sa propre vie pour eux. Si nous montrerons cet amour les uns pour les autres, tous nous reconnaîtront comme ses disciples. Cette foi en Dieu nous fait engendrer par Dieu et nous rend par conséquent tous des frères et des soeurs. “Quiconque aime Dieu qui engendre, aime aussi celui qui est né de Dieu”. C’est cet amour qui nous permettra d’éliminer la pauvreté sur terre et de vivre harmonieusement dans nos sociétés civiles à l’exemple de la première communauté chrétienne : “Tous les croyants ensemble mettaient tout en commun ; ils vendaient leurs propriétés et leurs biens et en partageaient le prix entre tous selon les besoins de chacun”. (Ac 2 : 44) Seulement ainsi le “Notre Père” rendra chaque chose authentique sur terre comme au ciel selon le dessein de Dieu : “Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre…” (Gn 1 :1)
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