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La communauté de vie et les jeunes “Je me demande ce que nous pouvons apprendre des jeunes en ce qui concerne la communauté de vie”
Durant les années 90, Mgr Oscar Romero traduisait la pensée d'Irénée de Lyon en affirmant que “la gloire de Dieu c'est la vie et la libération des appauvris”. Aujourd'hui, il aurait dit que sans aucun doute que la vie et la libération des pauvres dépendent de la vie et de la libération de la terre et du respect du droit de tous les êtres vivants. Le philosophe chinois Chiang Tsai dit que “le ciel est mon père et la terre c'est ma mère. Même une petite créature comme moi trouve accueil en eux. Pour cette raison, dans tout ce que constitue l'univers je vois mon corps. Tous les êtres humains sont mes frères et toutes les choses sont mes compagnes”. Ce type d'affirmation naît de la foi dans la vie et de l'amour pour l'univers. Bien que toutes les traditions spirituelles rappellent à l'humanité la présence divine dans tous les êtres et que la rencontre avec la divinité se réalise dans la communion avec la nature, nous sommes quand même défiés à trouver la façon et la voie pour développer cette Éco-spiritualité. Par spiritualité nous pourrions entendre “le sens que l’on peut donner à la vie.” Or, quel sens aurait la vie si elle n'était pas relation avec l’autre ? La première place où Dieu rencontre l'être humain c’est l'autre, et cet autre ce n'est pas simplement l’autre être humain, mais chaque être vivant et la création dans son ensemble. Notre époque est définie par Bauman, un sociologue européen très connu, l'époque de la société “liquide” : dans un monde où il est possible d’entrer en contact et de se comparer avec d’autres cultures, il n’y a plus ni de modèle universel de référence, ni de destination précise où se diriger, ni de définition du niveau ultime et irrévocable (1).
Cette diversité et pluralité caractérise les jeunes, lesquels en sont vraisemblablement l'expression la plus naturelle. Je me demande ce que nous pouvons apprendre des jeunes en ce qui concerne la communauté de vie. Avec une vision de l'univers qui n’est plus verticale et hiérarchique, mais circulaire, quel langage, quelle modalité devrait-on mettre en oeuvre pour “devenir une communauté de vie avec les jeunes? Dans la “postmodernité liquide” où tout est en perpétuel mouvement, les jeunes construisent leur identité par des espaces “ouverts”, en étant en dialogue ave les autres, flexibles et changeants. Être avec les jeunes, ou de leur côté, signifie savoir accueillir le défi de ce mouvement perpétuel ; cela nous demande constamment de nous mettre en question et d’assumer une aptitude de grande fluidité et adaptabilité.
Les récentes découvertes scientifiques nous présentent l'univers entier comme une série d’éléments intimement connexes et interdépendants. Et “l'ère du network” nous apprend que le sens d'appartenance est fondamental à l'intérieur d'un groupe structuré en réseau. Les réseaux, en effet, se basent sur la confiance, le partage d'intérêts communs et les rapports inclusifs (2). J’ai été frappée par l'histoire d'Andrea, un jeune de 21 ans qui est mort l'an dernier après une maladie qui l’avait confiné pour plusieurs mois à l’hôpital. Après des funérailles célébrées à la présence de centaines de ses amis et amies, un grand nombre d'eux sont allés se faire tatouer sur leur corps la lettre “À” pour indiquer d’une manière indélébile qu’Andrea serait resté dans leur vie pour toujours. Donc, le fait “d’être” une communauté de vie avec les jeunes nous appelle à offrir des espaces de “connexion”, des espaces où chaque personne est accueillie parce qu'elle est importante. Cela nous pousse à tisser des réseaux où la relation est privilégiée et où les expériences et les dons de chaque membre deviennent des fils indispensables, des fils liés les uns les autres dans une communion profonde. “Être” une communauté de vie avec les jeunes signifie annoncer le rêve d'une société différente, d’une société plus communautaire et plus humanisante, plus juste et plus fraternelle. Ce rêve nous invite à rester ouverts au débat et au dialogue, à proposer des valeurs partageables, des valeurs significatives non seulement pour la vie de chaque individu, mais aussi et surtout pour celle de toute communauté. Ce rêve nous défie à nous ranger gratuitement et inconditionnellement du côté des jeunes et à partir de là à repenser la façon d’annoncer la Bonne Nouvelle d'un Dieu qui est communauté de vie. Voici certains des défis que les jeunes nous lancent, et l’on devine facilement qu'être ouverts signifie savoir ouvrir les portes au présent et à l'avenir. Bon chemin ! Soeur Gianna Giovannangeli, SFP 1. Cf. Bauman, Voglia di comunità, p. 72. Cliquez ici pour revenir au début de la page
Soeur Maria Klosterman, sfp
Lorsque je regarde la pendulette de bureau qu’il y a ici devant moi, je me rends compte que le temps est en train de voler et que très bientôt je me joindrai aux volontaires de la soupe populaire Saint-François dans le quartier Over-the-Rhine. Tous les lundis, tous les mercredis et tous les vendredis, nous rassemblons à cet endroit pour contribuer à servir le dîner à un grand nombre de gens affamés. Les volontaires qui viennent nous aider sont très différents les uns des autres, mais ils sont tous généreux, souriants et prêts à aider les gens. Font partie de ce groupe des adolescents exceptionnels et des jeunes de plusieurs lycées et collèges. Un grand nombre d’eux continuent à se porter volontaires même après que leurs exigences scolaires en ce qui concerne les services de volontariat aient été rencontrées ! Le Pape Benoît XVI, dans son discours à la jeunesse de New York, a dit : “Aujourd'hui, c'est vous qui êtes les disciples du Christ... Montrez au monde les raisons de l'espérance qui est en vous. Parlez avec les autres de la vérité qui vous rend libres”. Et ces jeunes volontaires font exactement cela ! En outre, en aidant les autres ils trouvent la gratification et ils donnent un sens et un but à leur vie – et c’est justement ces choses que les jeunes cherchent aujourd'hui. OUI ! Beaucoup de gens, aujourd'hui, critiquent sévèrement à tort les jeunes en disant ceci :
Si ces déclarations peuvent être vraies pour certains, elles ne sont pas vrais pour d'autres. Cependant, Robert McCarty, l’auteur de The Young Catholic Church : Roots and Wings [La jeune Église catholique : racines et ailes], identifie certains tendances des jeunes d'aujourd'hui. Par le passé, nous avons pensé que c’était ‘normal’ que les jeunes quittent l'Église pendant quelques temps pour y revenir après s’être mariés et avoir eu des enfants. Cette supposition n'est plus valide. Les jeunes d'aujourd'hui sont des “acheteurs d'Églises” qui cherchent une communauté de foi où ils sentent bien accueillis. Ils cherchent une expérience authentique de Dieu et une religion qui puisse les aider à comprendre la vie avec toutes ses joies et ses souffrances. Ils cherchent une foi qui a du sens, une foi qui donne une direction et une signification à leur vie, une foi capable de les défier. Et ils désirent être reliés à des gens de tout âge qui cherchent les mêmes choses.
McCarty dit que “dans leur faim de sacré, ils se montrent ouverts à la transcendance. Dans leur faim de justice, ils sont ouverts au service. Dans leur faim de rapports, ils cherchent une maison spirituelle. Pour être efficaces dans la “transmission de la foi... l’on doit répondre en premier à ces faims.” Les jeunes d’aujourd'hui vivent une situation conflictuelle reliée à leur foi et à leur sens d’appartenance. Un grand nombre d’eux sont très croyants, religieux et reliés aux communautés de foi. Ils se rendent compte que la spiritualité implique le mystère, la beauté, la compassion, l’inclusivité et la justice. Cependant, très souvent, ils perçoivent la ‘religion’ comme une doctrine abstraite qui comporte des jugements sévères, des règles et des rituels ennuyeux et sans signification. McCarty croit que “le catholicisme est très efficace seulement lorsque il leur fournit un contexte et un langage pour nommer et célébrer leur expérience de Dieu, seulement lorsqu’il sert de voie pour l’expérience de Jésus et leur fournit une communauté sacramentelle – une maison spirituelle. Tout cela suggère plusieurs stratégies qui pourraient être assez efficaces. Posez des questions aux jeunes et écoutez activement leurs réponses. Demandez-leur où ils font l’expérience de Dieu, où ils prient le mieux et où ils sentent la joie et la peine, car Dieu est là ! Dans Conversion, Discernment, Mission ; Creating a Vocation Culture in North America [Conversion, discernement et mission ; créer une culture de la vocation en Amérique du Nord], les auteurs notent qu'il y a toujours le danger de stéréotyper une génération entière. Les jeunes d'aujourd'hui, individuellement et collectivement, ne méritent ni la canonisation ni la condamnation ; ils ont simplement besoin de respect etde compréhension. Nous avons besoin d'engager les jeunes dans un dialogue respectueux – un dialogue où leurs connaissances, leurs expériences et leur spiritualité puissent émerger et être comparées à celles de la tradition catholique. Le respect et la compréhension offrent une base solide pour une éventuelle invitation à considérer un appel à l’apostolat et à la mission, et plus particulièrement pour un appel à un ministère particulier ou à la vie consacrée.
LE GROUPE MAFRA : LE NOUVEAU MINISTÈRE DE LA PASTORALE JEUNESSE À GOIÂNIA
En 2009, en tenant compte des besoins considérés les plus urgents par le Leadership de la Congrégation, nous avons décidé de mettre sur pied un nouveau ministère avec les adolescents du Centre de formation Françoise Schervier. Avec ces jeunes, nous avons choisi le nom / acronyme de Grupo MAFRA (Groupe d’adolescents de Mère Françoise - Grupo de Adolescentes Madre Francisca). Travailler avec seize jeunes (des préadolescents et des adolescents) âgés de dix à quatorze ans c'est une entreprise passionnante. Ils sont tous pleins de vitalité, désireux de se faire des amis et en train de chercher un idéal. Ils souhaitent ardemment que leurs valeurs personnelles soient reconnues et ils aiment l’aventure et la liberté. Ils ont besoin de tendresse, de stabilité, de compréhension et d’indépendance. Ils se languissent d’être entendus et de communiquer avec les autres. Ils veulent être remarqués par ceux avec qui ils souhaitent partager leurs vies. Ils ont besoin que leurs petites actions soient reconnues. Ils souhaitent manifester leur affection, prier ensemble, recevoir une formation sur la spiritualité et les émotions, et ils sentent le besoin d'être aimés.
Être une communauté de vie avec les jeunes Il est gratifiant de sortir de nos confortables routines pour satisfaire leurs besoins. Étant donné qu’il faut beaucoup de créativité pour répondre à ces défis, en tant que mentors nous cherchons de tirer profit de nos habiletés secrètes. Le groupe MAFRA nous aide à mieux nous connaître les uns les autres et à nous faire connaître par les jeunes de notre voisinage. Au cours de cette décennie, le ministère de la pastorale des jeunes a attiré l’attention de l'Église. Le Saint-Père Benoît XVI a récemment dit aux jeunes : “Je vous encourage à découvrir dans la Croix l'amour infini du Christ”. Et il leur a rappelé que c'est “dans le Christ Crucifié que le pouvoir et la sagesse de Dieu se manifestent en nous.” (Discours papal du 6 avril 2009 aux jeunes d'Espagne qui reçoivent la Croix pour Journée Mondiale de la Jeunesse de 2011). Les nombreux défis Les jeunes d’aujourd'hui ont un grand besoin de tendresse. Cette qualité est devenue un tabou dans notre société matérialiste, étant donné que les rapports humains manquent de chaleur et de compréhension. En outre, les médias favorisent des façons pathologiques de communiquer. On a l’impression que plus l’on utilise de gadgets pour communiquer avec notre prochain, plus on s’éloigne les uns des autres. Et plus on s’isole à cause de notre individualisme, plus on a soif d’affection et de solidarité. Beaucoup de jeunes sentent aussi le besoin d'utiliser la drogue et l’alcool pour se soustraire à leur solitude intérieure. Dans un monde qui change si rapidement, ils sentent le besoin de stabilité. Ils cherchent un point de référence et des rapports réfléchissant une image agréable d'eux-mêmes. Par le passé, cette dynamique était une caractéristique de l’adolescence. Aujourd'hui, certains spécialistes pensent qu’un grand nombre de jeunes n’ont pas d'identité stable jusqu'à l'âge de 35 ans. Donner nos talents dans ce ministère
Nous avons besoin d'acquérir des capacités particulières pour aider les jeunes. La participation dont l’on a besoin pour interagir avec les jeunes doit être assez intense. Avant tout, nous devons garder nos coeurs ouverts et permettre à leurs coeurs de se sentir touchés. Seulement après cela, nous pourrons leur offrir Jésus-Christ. Maintenant, il est venu le temps de générer de l’espoir dans la communauté de vie. En générant avec l'humanité pauvre et souffrante la capacité de surmonter nos limitations, en tant que groupe MAFRA, nous nous proposons de parvenir à la transformation en naviguant à contre-courant. Cela fera de nous des témoins de l'amour de Dieu sans nous empêcher d’être heureux et d’accueillir le Seigneur pour en faire le centre de notre vie. Cliquez ici pour revenir au début de la page Jeunes et jeunesse : Jules Marie Diouf – Jeunesse Franciscains
Réfléchir sur les jeunes et la jeunesse en suivant le thème que nous propose la direction du Chapitre Général des Soeurs Franciscaines des Pauvres (générer de la compassion et de l’espoir dans la communauté de vie) n’est pas une tâche facile à accomplir parce que l’on peut aborder ce thème sous différents angles. Cependant, nous allons axer notre réflexion sur la raison et sur la manière de générer de la compassion et de l’espoir chez les jeunes et la jeunesse en général. Néanmoins, demandons-nous avant tout ce que c’est la jeunesse et ce que l’on peut-on faire de concret avec elle et pour elle. Selon Ludivine Bantigny et Ivan Jablonka* "La jeunesse est tout à la fois âge de la vie et donc étape dans le cycle biologique, vecteur de progrès ou de contestation, groupe de personnes, et donc cohorte démographique mais aussi génération. Elle représente un moment intellectuellement et politiquement décisif, celui où intervient la prise de conscience de la contemporanéité." Donc, l’on peut dire qu’il est jeune tout individu qui traverse ce moment de son cycle biologique, généralement compris entre 18 et 35 ans. Cette étape de la vie est sensiblement précaire et marquée par la prise de conscience et la quête naturelle de sens (signification et direction) qui seront déterminantes pour l’avenir religieux, moral, psychologique intellectuel et politique du jeune et pour son intégration effective dans la société. La jeunesse est ainsi un temps de questionnement sans réponses évidentes, un temps où le jeune commence, tout seul, à faire face aux injustices et aux inégalités qui constituent le lot quotidien de la vie ; d’où la fragilité de la jeunesse. Devant son impuissance à adapter les lois naturelles et sociales à sa guise, la jeunesse ouvre peut-être la porte aux malintentionnés qui en la pervertissant la détournent de l’essentiel au profit de l’inessentiel. Dans ce processus, ils quittent la foi pour l’argent, le matérialisme, la drogue et le sexe, des maux qui sont souvent à l’origine des agressions, des traites et des trafics d’êtres humains… Voici les entreprises dans lesquelles la jeunesse est embarquée. Mais quelle déception au finish ? Au demeurant, il existe incontestablement une crise de valeurs et une perte de repères chez la jeunesse, laquelle n’arrête pas sa quête de nouveaux horizons pour donner sens à son existence.
Ainsi, d’ici 2013, nous pourrons tirer un bilan positif pour ce qui est de l’apostolat des jeunes en ayant au moins pu générer de la compassion et de l’espoir chez la jeunesse et les jeunes. *Jeunesse oblige. Histoire des jeunes en France (XIXe-XXIe siècle), Paris, PUF, « Le nœud gordien », janvier 2009 Cliquez ici pour revenir au début de la page
Un chemin d'éducation à la solidarité : un véritable échange avec les Soeurs et les jeunes.
Les Communautés de “Porta San Giacomo” et de “Casa Nazareth” de Padoue.
Que se passe-t-il quand un grand nombre d'esprits se mettent ensemble et acceptent avec ardeur le défi lancé par un atelier international sur la pastorale jeunesse ? Il se passe que le désir d'atteindre les jeunes, grâce au charisme de M. Françoise, se fait plus urgent et fait naître une idée un peu vague : donner vie à un ‘paquet de solidarité’ ! Ce projet est né naît à Padoue après une rencontre des Soeurs de Casa Nazareth et de Porta S. Giacomo. Ces dernières ont pris l’initiative de mettre leur expérience au service des pauvres, notamment des étrangers, pour ouvrir un débat positif et novateur avec les jeunes. Nous nous rendons compte que le thème un peu chaud de l'immigration est désormais devenu une chronique quotidienne non seulement pour les gens qui travaillent dans ce domaine tous les jours, mais également pour tout citoyen italien. Ainsi, avec un grand enthousiasme et un peu d'anxiété, nous proposons ce projet à deux paroisses de Padoue où nous avons la possibilité de rencontrer à peu près cinquante jeunes.
Le parcours se développe en trois moments formatifs où l’on fait beaucoup de place à la discussion et à l’expression du vécu des jeunes italiens par rapport à celui des immigrés. Nous organisons chaque réunion en utilisant des méthodes et des instruments différents. Notre objectif est celui d’engager les jeunes afin de les rendre une partie active de ce parcours de formation. Ainsi, avec un sentiment de stupeur et de merveille, nous voyons émerger non seulement des préjugés et des stéréotypes sur les immigrés, mais aussi un désir de rencontrer l'autre et une capacité d'exprimer sa propre opinion et de se mettre en discussion dans une attitude d'ouverture et de reconnaissance des droits de chaque être humain. Pour parler de la rencontre avec les autres, c’est Jésus en chemin vers Emmaüs avec les deux disciples qui nous vient en aide. Celui qui se présente comme l'étranger, le marginal, l'étiqueté, nous montre comme nous rapprocher de l’autre, comme marcher avec l’autre et comme nous mettre à l'écoute de l’autre en partageant sa douleur jusqu’au bout. Cela engendre nécessairement une compassion, un nouvel espoir et une renaissance de la foi et de la joie que l’on ne peut pas contenir, mais seulement annoncer ! Complétons ce parcours avec la proposition de quelques moments de partage et de service dans le cadre de nos ministères : au Pain des pauvres, au Centre d'aide à la vie et à Porta S. Giacomo. Ce sont des occasions de rencontre entre les gens que nous servons quotidiennement et certains jeunes que nous avons connus. Il est beau de savourer ensemble le sens de proximité, la joie qui se manifeste dans un sourire et les petits gestes qui nous racontent la possibilité d'une rencontre qui va au-delà des différences ! Ça vaut vraiment la peine de poursuivre cette aventure !Cliquez ici pour revenir au début de la page
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