| RETOUR | ||||||||||||||||
|
||||||||||||||||
|
Chères Soeurs et chers Associés, Comme vous le savez, les éditions de VOIX SFP de 2010 auront des thèmes spécifiques visant à faciliter la compréhension de notre charisme de guérison et de la façon dont il est vécu et exprimé à travers nos cultures. Étant donné que le thème du mois de mars est ‘Notre appel à la prière et à la spiritualité’' les Directrices de la formation de chaque Zone ont été invitées à rédiger un article sur leur ministère privilégié, celui de la formation. Il s’agit habituellement d’un travail caché et d’un don particulier, c’est-à-dire le don de nourrir la flamme de notre charisme pour le transmettre à celles qui viennent à nous pour chercher le visage de Dieu grâce à la vie religieuse et au rapport d’Associé. On a demandé aux Directrices de la formation de décrire comme elles perçoivent leur propre appel et comme elles vivent notre charisme de guérison dans le ministère de la formation. On leur a aussi demandé d’indiquer ce qu’elles considèrent vivifiant dans la réalisation de ce ministère particulier. Vous vous rendrez compte que les Soeurs et les Associés qui ont écrit les articles pour cette édition ont choisi d’amener la réflexion là où l'Esprit a bien voulu la conduire. Les résultats ont été abondants et remplis de grâce ! Nous sommes aussi heureuses d'inclure dans cette édition de Voix l'expérience de Domitilde Manga qui se trouve dans la phase du Noviciat au Sénégal. Nous sommes reconnaissantes aux Coordinatrices des Communications qui ont travaillé avec nous pour cette édition pour leur générosité et leurs efforts : Mlle Leah Curtin (Zone États-Unis), Soeur Giannica Selmo (Zone Italie), Soeur Maria Lúcia Barbosa de Oliveira (Zone Brésil) et Soeur Anne Claire Kabore (Zone Sénégal). Unie comme votre soeur dans la bienheureuse Françoise, Cliquez ici pour revenir au début de la page Soeur Marina Triglia, SFP
Dans ce poème écrit à Vermicino le jour de la Pentecôte de 2005, je trouve le sens de l'appel de Dieu à servir l'humanité d'aujourd'hui à travers le ministère de la formation. J'ai commencé mon service en 2002 en tant que responsable du Centre Jeunesse, et depuis 2004 on m’a aussi confié la charge de responsable du noviciat et du pré-noviciat. Qu'est-ce que j'ai appris de ce ministère ? J'ai appris qu'il faut une synergie de contributions pour révéler à une personne son visage le plus vrai et pour enrichir le discernement et favoriser la croissance. Nouvelles graines d'espoir et de compassion J'apporte aussi du chagrin au Seigneur à cause de la diminution des vocations, une diminution qui m'apparaît comme une famine aux mille visages, une famine qu’il faut à accepter en trouvant de nouvelles voies et des semences fraîches. Je constate aussi la beauté et la pauvreté de cette terre et la présence de jeunes avec leurs ressources et leurs contradictions. Je continue à demander l’aide de Mère Françoise afin que la lumière du charisme puisse illuminer de ses nombreuses couleurs les plis de notre histoire. Cliquez ici pour revenir au début de la page
“Bien qu’en réalité “personne ne forme personne”, une Directrice de la formation montre la façon de faire, ouvre de nouveaux horizons et nourrit la flamme du charisme de la Congrégation, laquelle est enracinée dans l’héritage historique de ses fondateurs...” Soeur Maria Lúcia Barbosa de Oliveira, SFP J'ai accepté et embrassé avec joie ce ministère dans les années 1990, pendant que je travaillais avec les autochtones dans l'État de Mato Grosso. J’ai constaté l’oeuvre de Dieu dans l’invitation que j’ai reçue pendant une visite de Soeur Maria Helena Carvalho. Je me suis rendu compte que pour être une Directrice de la formation je devais entrer dans un processus de croissance continue. En effet, comme pourrait-il être autrement ? Ceux d’entre nous qui se considèrent ‘prêtes et pensent ‘d’avoir fini d’apprendre’ finissent par stagner dans leur chemin. Mon expérience en ce qui concerne ce ministère... Dans la formation religieuse, l’écoute de ses propres sensations est indispensable. La formation est une façon de se mettre à l'écoute de l'autre et cela n’est possible qu’en assumant une attitude d’apprentissage, d’écoute, d’accueil de l'autre et de dialogue. Marcher avec une personne et l'aider à rester sur le chemin, non seulement théoriquement, mais en lui offrant librement sa propre vie en exemple, ce n'est pas vraiment facile. Quelle grande responsabilité demande ce ministère ! Bien qu’en réalité “personne ne forme personne”, une Directrice de la formation montre la façon de faire, ouvre de nouveaux horizons et nourrit la flamme du charisme de la Congrégation, laquelle est enracinée dans l’héritage historique de ses fondateurs. Parfois, nous supposons qu’une candidate qui entre dans une Congrégation ne sait rien au sujet de la spiritualité. Cependant, nous savons très bien qu'avant de nous approcher elle a déjà vécu des expériences religieuses pleines, des expériences qui ont commencé avec sa conception et sa naissance. Nous devons considérer tous les aspects humains de chaque personne que nous accueillons dans notre communauté... et recevoir le nouveau est toujours un défi, soit pour ceux qui reçoivent le nouveau venu, soit pour celui qui arrive. Une fois, en visitant une femme qui s’était montrée intéressée à entrer dans notre Congrégation, j'ai constaté dans la lueur de ses yeux et dans le ton de sa voix un mélange de simplicité, d’altruisme, de joie et de désir de se consacrer aux autres. Elle m'a fait rappeler ma propre quête spirituelle, celle qui avait précédé mon entrée dans notre Congrégation. Durant ma recherche, j'avais visité plusieurs instituts, mais seulement les Soeurs Franciscaines des Pauvres de Pires do Rio furent pour moi une source d’inspiration. Si à cette époque, j'avais connu les mots de saint François – “C'est ce que je veux, c'est ce que je cherche” – je les aurais certainement prononcés. Les défis d'aujourd'hui... “La lumière et l’ombre se confondent ”. Jour après jour, les lumières et l’ombre se confondent dans le ministère de la formation initiale. Non seulement nous portons notre croix, mais nous devons aussi porter la croix de nos soeurs et de nos frères sur la route que selon nous a été ouverte par notre fondatrice, la bienheureuse Françoise Schervier. Il est gratifiant de voir de jeunes femmes s'intéresser à nos ministères et affirmer dans leur vie de tous les jours un sentiment d'appartenance, d’amour et d’altruisme. Si nous souhaitons vraiment que ces femmes prennent part à nos ministères et à notre vie communautaire, nous devons nous questionner sur notre propre témoignage et notre participation. Nous devons nous demander si nous buvons vraiment de la Fontaine et si nous gardons en vie la flamme de ce premier amour. Que Mère Françoise puisse être notre guide et qu’elle puisse entreprendre avec nous une telle mission sublime ! Que saint François d'Assise, notre grand modèle, puisse continuer à nous fortifier et à illuminer comme un phare le chemin qui conduit à Jésus-Christ ! Cliquez ici pour revenir au début de la page La Spiritualité de la formation des Associés
Les Soeurs Mary Madonna Hoying, June Casterton, Arlene McGowan avec
Joan Mills et Chris – un candidat dans l’orientation des Associés Une étude récente montre qu'il y a plus de 25 000 Associés aux États-Unis et que et leur nombre ne cesse pas d’augmenter. Cependant, en tant que membre de l'équipe des Associés, je ne pense pas que le vrai succès réside dans ce genre de chiffres. Au coeur d'un rapport d’Associé il y a la prière et la spiritualité Être dans un rapport ce n'est pas une façon de penser, mais c’est plutôt une façon d'être, c’est une aspiration et un effort que l’on fait pour être de plus en plus semblables au Christ. Donc, je suis appelée à inviter les nouveaux Associés et les Associés actuels à développer leur vie spirituelle selon la mission de saint François et le charisme des Soeurs Franciscaines des Pauvres. En particulier, je suis appelée évangéliser et catéchiser des Associés potentiels en leur permettant de grandir dans l’intimité et la communion avec le Christ et les autres frères. Je réalise cela avec les Soeurs en offrant des occasions pour plonger plus profondément dans les valeurs et la mission des Soeurs Franciscaines des Pauvres, afin que nous soyons capables de célébrer nos histoires à travers la prière et le rituel et de travailler pour la justice en élevant et soutenant ainsi notre vie spirituelle. • Ensemble nous aidons les gens à identifier leurs dons et à les utiliser pour le bien commun et la gloire de Dieu. • Ensemble nous vivons notre appel baptismal à compléter la mission de Jésus. Bien que dans cet article j'aie utilisé “la première personne (je)”, dans mon coeur je sais qu’il s’agit de notre rapport avec Dieu… et de ce que nous faisons ensemble. C'est ensemble que nous pouvons être plus efficaces dans la construction du royaume de Dieu.
- L'Associée Joan Mills Cliquez ici pour revenir au début de la page
“Dans les pauvres et les souffrants, je reconnaissais Mon Divin Sauveur comme si je l’avais vu de mes propres yeux .” Ces paroles de Mère Françoise sont comme une toile de fond quand on parle de notre spiritualité de guérison. A la dernière assemblée de la zone Sénégal en novembre 2009, Sœur Tiziana Merletti avait souligné une réalité de notre état de filles de Mère Françoise qui a attiré mon attention et nourri ma réflexion. Elle disait : "Le Seigneur Jésus nous a associé à son mystère de guérison". Cette phrase m’avait beaucoup touchée et est donc restée gravée dans mon cœur et ma mémoire depuis lors. Je découvrais encore une fois la grandeur de l’immense don que le Seigneur nous a fait par Mère Françoise : le don d’être une présence de guérison là où nous sommes et pour les personnes que nous rencontrons et côtoyons. Depuis ce jour s’est renforcée en moi la forte conviction que je n’ai pas le droit de vivre en ignorant, en oubliant les souffrances autour de moi. En Portant le Peuple de Dieu Dans mon Cœur Ces souffrances, moi, je ne peux peut-être pas les éradiquer, mais je peux les porter dans mon cœur avec ceux qui les vivent et les soumettre à Jésus dans un élan de sincère solidarité. Car concrètement je ne peux pas faire beaucoup ; le Seigneur Jésus, c’est Lui le seul "Guérisseur" et Il n’est pas insensible à la misère humaine. Ainsi dans nos moments de prières personnelles comme communautaires nous offrons, dans un sentiment de confiance en la Bonté de Dieu, les pauvretés (maladies, manque de ressources matérielles, intellectuelles, morales et spirituelles) de ceux et celles qui nous sont proches ou éloignés. Et tout cela, par le cœur de celle qu’on a appelé la "Mère des Pauvres", Françoise Schervier.
Contemplation et Compassion J’ai fait allusion un peu plus haut au fait que je ne peux pas faire concrètement beaucoup de choses ; car en tant que novice de première année mon temps est plus dédié à la prière et la contemplation dans et par lesquelles je porte la vie quotidienne de mes frères et sœurs dans toutes ses réalités. Cependant, cette dimension de mon état actuel n’a pas exclut toute activité. En effet, tous les mercredis après-midi, je reçois en communauté des enfants parrainés par les Sœurs pour les aider dans leurs études car ils ont beaucoup de lacunes. C’est pour souligner que contemplation et action vont toujours de pair. Les mêmes paroles de Mère Françoise citées au début expriment bien cela. Car c’est poussée par l’amour pour Dieu qu’elle s’est prêtée toute sa vie au service des pauvres de toutes sortes. A mon niveau, j’exprime cet aspect dans mon « apostolat » en essayant concrètement de combler le manque avec le plus de patience et de compréhension possibles d’une part et d’autre part en confiant leur pauvreté au Seigneur. Et tout cela, dans une attitude de compassion à leur égard. Je m’efforce aussi d’avoir une pensée de prière pour toutes les autres personnes dans une situation habituelle ou passagère de pauvreté ou de souffrance ou bien en prêtant une oreille attentive, par l’effort d’un sourire, de gentillesse, par un verre d’eau offert pour ceux qui me sont plus proches ou qui frappent à la porte etc. - Domitilde Manga, novice SFP Cliquez ici pour revenir au début de la page Prière et spiritualité dans le ministère de la formation:
"Ma tâche la plus importante est donc celle de développer mon rapport avec Dieu dans la prière et la contemplation ..." Les Soeurs et d’autres personnes me posent souvent cette question : “Combien de novices avez-vous ” ? Il s’agit certainement d’une question de fait, pourtant, selon le Frère Gary Riebe-Estrella, SVD* , il ne s’agit pas d’une question de substance ! Les chiffres ne sont pas ce qu’il y a de plus important pour nous, elles ne représentent pas la Réalité de la vie Religieuse ! En effet, nos perceptions de la Vie Religieuse dépendent de notre façon d’interpréter les données.
Nos vies sont ancrées en Dieu
Quelle brillante Vision du futur que nous avons Avec Dieu et chacun de nous! En tant que formatrice, je suis appelée à avoir confiance en DIEU, qui est digne de confiance. Ma tâche la plus importante est donc celle de développer mon rapport avec Dieu dans la prière et la contemplation afin que je puisse croire que chaque chose est un appel à approfondir nos vies EN Dieu. Alors, et seulement alors, nous aurons le courage de créer un Nouveau futur Ensemble. Soeur Mary Madonna Hoying, SFP
* Remarques tirées de son discours à la Conférence sur la formation religieuse de novembre 2009. Cliquez ici pour revenir au début de la page
“Tira as sandálias dos pés porque o lugar em que estás é uma terra santa” (Êxodo 3,5). Soeur Licia Mazzia, SFP Ces mots que le Seigneur dit à Moïse devant le buisson qui brûle sans se consumer m'accompagnent dans le ministère de la formation, un ministère délicat, caché et sacré. Un ministère qui me permet de contempler l'oeuvre de Dieu dans les Soeurs tout en me faisant croître dans la compréhension de moi même et de notre charisme de guérison. Apercevoir le beau visage de Dieu Le chemin du coeur Ainsi, j’ai l’impression de me retrouver immergée dans des entremêlements de blessures et de bénédictions, dans des chemins de discernements ouverts à la liberté, aux transformations et à la croissance. Je remercie les Soeurs qui m'ont fait voyager à travers leurs coeurs en partageant de bouts de chemins précieux et délicats dans la recherche du sens de la vie et de la vocation. Avec gratitude et espoir, je fais mienne la prière de David et je demande de pouvoir vivre “comme la lumière du matin au lever du soleil, un matin sans nuages faisant étinceler après la pluie le gazon de la terre” (2 S 23,4) afin que l'énergie de guérison de notre charisme puisse continuer à se répandre dans notre Congrégation et dans la communauté de la vie. Cliquez ici pour revenir au début de la page
Copyright 2010 Franciscan Sisters of the Poor |
||||||||||||||||