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VOIX SFP

novembre/décembre 2011
Vol. VII, No. 6 ©

 

Des lumières radiantes parmi nous

"Dans la vie de chacune de nous, il y a des personnes qui nous apportent la Lumière par ce qu'elles sont"

Introduction
70 Ans

Sr. Rita Marie Donnelly
60 Ans

Sr. Adelaide Link
Sr. Arlene Mc Gowan
Sr. Daniela Marie Meade
50 Ans

Sr. Paula Huecker
25 Ans

Sr. Barbara Fiorentino
Sr. Tiziana Merletti
Sr. Vincenzina Raimondo
Premières impressions
Sœur Daniel Marie Meade : Qui est-elle ? Au-delà de ce que nos yeux peuvent voir

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Ici, dans l'hémisphère nord, nous entrons dans la saison hivernale tandis que pour les habitants de l'hémisphère sud il sera bientôt l'été. Quels contrastes prononcés l'on constate dans la nature ! Pourtant, peu importe où que nous soyons, on remarque qu'une certaine sagesse imprègne ces changements saisonniers.

L'été est une saison de plénitude rayonnante et d'extraordinaire abondance. C'est la saison où les rayons solaires touchent plus directement notre planète. Nous ressentons une énergie intense qui accompagne ces puissantes vagues de chaleur. Peu importe où nous vivons, l'été apporte une certaine liberté de tout souci qui est incomparable à celle de toute autre période de l'année.
Il y a des ressemblances profondes entre cette saison d'abondante productivité et notre propre vie intérieure. Notre été intérieur aussi est plein de lumière et de croissance. Ces deux traits sont des éléments essentiels pour notre transformation spirituelle, comme ils le sont pour la croissance et le développement de la nature. Quand nous sommes "dans la lumière," nous fleurissons. Pendant notre été intérieur, nous avons une conscience profonde de notre croissance, dans laquelle nous reconnaissons plus facilement l'empreinte du Divin qui entoure nos vies. La tentation de l'été intérieur est celle de devenir occupé jusqu'au point d'oublier les choses qui portent un certain équilibre telles que le loisir, la prière et le jeu.

Au contraire, en hiver le battement du coeur de la Mère Terre et de toute l'humanité ralentit dans sa cadence et son rythme. L'hiver est une période de dormance lorsque la vie attend subjuguée et cachée dans le mystère. Les jours deviennent de plus en plus courts. La diminution de lumière et l'augmentation d'obscurité sont des composantes nécessaires pour la subsistance de la Terre. Toute la création a besoin d'une pause pour renouveler son énergie, et les êtres humains ne font pas exception.
L'hiver a sa propre beauté avec ses merveilles d'une nature apaisante... des étoiles brillantes, un air frais et fortifiant, les silhouettes enneigées des arbres et les oiseaux aux plumes duveteuses. L'hiver montre aussi une certaine rudesse lorsqu'il rugit fort à de basses températures, lorsque la glace blanchit les vitres des fenêtres et lorsqu'il nous oblige à prêter une attention particulière aux prévisions météo. Peu d'entre nous considèrent les mois hivernaux quelque chose d'agréable, cependant ils sont essentiels pour la croissance extérieure et intérieure. Notre esprit humain a besoin d'une période de dormance pour parvenir au repos, au silence et à la solitude. La longue obscurité de notre hiver intérieur peut devenir une occasion de mieux connaître nous-mêmes et notre rapport avec Dieu. Quand nous sommes dans notre espace hivernal, nous pourrions être tentés de cesser de croire en nous-mêmes et en la présence du Sacré, car nous ne pouvons pas voir notre croissance. L'hiver nous invite à attendre, à nous efforcer de vivre dans l'attente.

En dépit du fait que l'été et l'hiver sont des saisons opposées, le fil qui les attache est cet élément de "lumière." En été, le monde est apparemment rempli d'une lumière sans fin, tandis qu'en hiver les jours semblent manquer de lumière. Pour les deux saisons, il devient crucial d'avoir assez de lumière. Les êtres humains aussi ont besoin d'assez de lumière et d'une Lumière Divine. Dans la vie de chacune de nous, il y a des personnes qui nous apportent la Lumière par ce qu'elles sont.

Pendant que nous approchons de la fin de cette année en attendant la Lumière des Lumières, nous désirons mettre en lumière les Soeurs qui ont célébré leur Jubilé en 2011 et dont la lumière a brillé tout au long de leur vie. Que chacune d'elles… et de nous puisse continuer à rayonner de lumière !

Marilyn Trowbridge, SFP
Première Conseillère

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70 Ans

Je dis Oui !
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Sr. Rita Marie Donnelly, SFP

Date d’entrée dans la Congrégation : le 3 octobre 1941
Première Profession : le 26 avril 1944
Voeux Perpétuels : le 26 avril 1949

Je sais que la vie d’une religieuse est vraiment l’oeuvre de Dieu ; dire toujours oui à Dieu et à mes Supérieures, c’est cela ma vie.

Mon premier contact avec la Congrégation a eu lieu lorsque j’étais âgée de douze ans. Je m’étais blessée, et ma mère m'avait amenée à l’urgence du St. Mary's Hospital de Hoboken. Les Soeurs se sont très bien occupées de moi. J'ai commencé à travailler comme bénévole à l'hôpital, et un jour la pharmacienne, Soeur Priscilla, me demanda : “est-ce que tu penses être appelée par Dieu ?”

Pour m’aider à penser à la vie religieuse, les Soeurs m'ont donné des cartes avec l'image de Mère Françoise. Je l’ai priée de me conseiller et je lui ai demandé : “Est-ce que je suis appelée ?”

Bien, le Seigneur m’a effectivement appelée – et j'ai dit oui – il se peut bien que je sois l’un des premiers miracles de Françoise ! Je m’étais sentie également proche de sainte Thérèse de Lisieux. Mon confesseur de cette époque-là me posa la question suivante : “Pourquoi les Franciscaines ?” “Elles se lèvent très tôt le matin et elles travaillent fort pendant toute la journée.” J'ai dit à Mgr Coyle : “j'aime les Soeurs, elles sont vraiment affables. Je dois devenir une Franciscaine !”

Je suis entrée dans la Congrégation le 3 octobre 1941— juste un mois avant le bombardement de Pearl Harbor et l’entrée en guerre des États-Unis (deuxième guerre mondiale). Je me souviens d’avoir travaillé affectueusement et joyeusement avec les Soeurs, lesquelles se sacrifiaient pour les hommes et les femmes des forces armées.

Le jour qui a suivi ma profession perpétuelle, j'ai été envoyée à la réception du St. Michael’s de Newark, New Jersey. Je n'avais aucune idée de ce que je devais faire ! Soeur Amalia me dit : “Tu n’as qu’à sourire aux gens, à leur tenir compagnie et à leur offrir du café et des sandwichs. Ne pose pas de questions. Fais que soient eux les premiers à te parler.” J'ai servi à la St. Francis Home à New York. Plusieurs femmes sans abri y vivaient. Je crois que beaucoup de miracles de guérison ont eu lieu à la St. Francis Home.

Mon plus grand défi a été celui de servir comme Directrice de Novices pour quatre années. Je n'avais aucune expérience, mais j’ai dit encore oui et Dieu m'a vu à travers chaque chose. Le service le plus consolateur a été le ministère de la pastorale et le service et la prière auprès des gens qui étaient en train de mourir. J'ai servi au St. Michael's Medical Center de Newark, au St. Mary's Hospital de Hoboken, au St. Francis de Jersey City et au St. Anthony Hospital de Warwick, où j'étais la responsable du bureau. J'ai aussi été la Directrice d'une maison de retraite à St. Cloud, Minnesota. J'étais totalement dépendant de Dieu relativement à toutes ces tâches. J'ai fait de mon mieux devant Dieu, et Il a fait le reste !

Notre charisme de guérison est vraiment actuel ; il y a en effet beaucoup de gens qui ont peur, qui sont au chômage et qui sont obligés à quitter leurs maisons. Le monde blessé a besoin de nous. Notre Congrégation a fait beaucoup de bien à travers le temps, et j’espère que nous continuerons à avoir des vocations.

Mon conseil pour celles qui considèrent entreprendre le chemin de la vie religieuse est celui d’accepter vos réalisations en tant qu’oeuvre de Dieu ! Maintenant que je suis à la retraite mon ministère est celui d’être près des gens avec qui je vis à Brighton Gardens. J'essaie de témoigner toujours de l’Évangile peu importe où que je sois. Le même Dieu est avec moi, maintenant comme au début. Et je suis toujours joyeuse. Je pense que cela fait partie de mon côté irlandais !

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60 Ans

En célébration d'un jubilé

 

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Sr. Adelaide Link, SFP

Date d’entrée dans la Congrégation : le 1  mars 1951
Première Profession : le 8 septembre 1953
Voeux Perpétuels : le 25 août 1959

Je suis plus heureuse maintenant que lorsque je suis entrée dans la Congrégation ! Je n'ai pas vraiment aucun regret, j’ai vraiment été chanceuse. Je n'aurais jamais pensé qu'une fille d'agriculteur aurait pu apprendre tant de choses ou visiter un si grand nombre de nouveaux endroits. J'ai servi au Dayton, Oh, à Detroit, JE, au Brésil, SA, au Sénégal, Afrique, et du 1989 au 2008 au Chinle, AZ, sur la réserve Navaho auprès de la Talbot House Catholic Charities. En ce moment, je suis en train de travailler près de Dayton, Ohio, dans une banque alimentaire et dans un refuge pour sans-abri et je suis bénévole à la Place de Tamar à Cincinnati. Avec les ans, j'ai sûrement appris à assimiler le sens de la “Prière de la sérénité” – Dieu donne-moi la sérénité pour accepter les choses que je ne peux pas changer, le courage de changer les choses que peux changer, et la sagesse pour connaître la différence – dans mon travail quotidien ! J'ai appris différentes manières de penser et de prier. À partir de tout cela, j'ai développé un modèle thérapeutique pour guérir en laissant le “bagage” de la vie et en apprenant à demander et à acclamer nos forces dans la bonté de Dieu, notre Créateur

Mon engagement envers notre charisme, qui se propose de guérir les blessures de l'humanité souffrante, s'est approfondi à travers le développement de ce modèle circulaire, holistique et salutaire qui incorpore les quatre directions, avec la Mère Terre et le Père Ciel et chaque vie dans un cercle spirituel sans fin. Maintenant, je ne vois pas l'heure de travailler dans une autre mission. J'ai 76 ans, mais mon père a travaillé jusqu'à 89 ans, et mon frère a 88 ans et il travaille encore. Pourquoi ne devrais-je pas faire autant ?
Si je devais donner quelque conseil sur la vocation, je dirais ceci : - Sois toujours plein d'espoir – et ne cesse jamais de croire en ta vocation !


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Sr Arlene McGowan, SFP

Date d’entrée dans la Congrégation : le 2 juillet 1951
Première Profession : le 11 mai 1954
Voeux Perpétuels : le 8 septembre 1959


La célébration d'un jubilé est une bonne occasion pour réfléchir sur les années passées et sur les joies de la vie religieuse. Pour ce qui me concerne, j'ai certainement vécu et apprécié toutes ces années. La vie religieuse a profondément changé pendant ces années – et je dirais surtout pour le mieux. Parmi tous les changements que j'ai vus au cours de mes 60 ans de vie religieuse en tant que Soeur Franciscaine des Pauvres – et il y en a eu beaucoup – je pense que les plus significatifs sont venus de Vatican II. Et parmi ces développements conciliaires - et je confirme qu’il y en a eu en abondance - le plus significatif ce a été l'insistance du Concile sur la nécessité pour chaque personne de développer une spiritualité profonde. En outre, parmi les changements spécifiquement générés par le Concile qui ont eu une incidence directe sur nos vies – et encore une fois il faut dire qu'il en a eu à profusion – on peut énumérer la liberté de poursuivre nos rêves pour ce qui est de la manière de mettre en oeuvre les directives ! Peut-être que les changements les plus importants relatifs à notre Congrégation ont été ceux concernant la liberté. En effet, il y a eu beaucoup de plus de liberté et beaucoup moins d’embrigadement.

Toute cette liberté nous appela naturellement à assumer une responsabilité personnelle qui comprenait, entre autres, la volonté d'entreprendre de nouveaux parcours. J'ai été l’une des personnes qui modelèrent ce changement d'habitudes. Je l'ai fait graduellement, je l’ai fait d'abord en portant un habit un peu modifié et ainsi de suite. Il n’y a pas eu que des changements intérieurs, mais il y a eu aussi des changements extérieurs. J'ai travaillé pour beaucoup d'années dans nos institutions d'assistance médicale et peut-être que pour moi le plus grand changement a été le fait d'entrer dans l'administration. Earl Gilreath (directeur général au Mt Airy Hospital) tâcha pour de nombreuses années de me convaincre à faire ce pas, et à la fin il me convainquit. Je n’ai jamais regretté ma décision. En effet, grâce à mes nouvelles fonctions, il me fut possible de commencer beaucoup de choses et de donner une multitude d'opportunités aux gens - il était merveilleux.

Tandis que beaucoup de Soeurs choisirent ou créèrent leurs propres ministères, je ne l'ai pas fait. Je n'ai jamais choisi de ministère, même s'il n’y a pas eu de ministère que je n'aie pas aimé ! En tout cas, en ce qui me concerne, l'adaptation la plus difficile a été celle relative au ministère des vocations, bien que j’aie bientôt appris à aimer ce ministère aussi parce qu'il me donnait beaucoup d'opportunités de parler de Mère Françoise, de Saint François et de la vie religieuse en général.  

Ma vie en tant que Soeur Franciscaine des Pauvres a été – et elle est toujours – MERVEILLEUSE. Le seul conseil que je peux donner est le suivant : donne tout ce que tu as – et encore davantage !


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Sr. Daniel Marie Meade, SFP

Date d’entrée dans la Congrégation  : le 29 juin 1951
Première Profession : le 11 mai 1954
Voeux Perpétuels : le 8 septembre 1959  

Avec la grâce de Dieu, la vie religieuse est une vie merveilleuse. Et si je pouvais renaître une autre fois, je ferais sans aucun doute le même choix ! Je suis originaire d'un petit village de Terre-Neuve – qui est habité seulement par 45 familles – et je suis la troisième de six enfants (trois garçons et trois filles). Bien que j'eusse travaillé dans des hôpitaux catholiques pour un certain nombre d'années, je n'eus jamais l'occasion de rencontrer les Soeurs Franciscaines des Pauvres jusqu'au jour de l’ordination d'un ami qui avait une tante et une soeur qui étaient des SFP. Pour être brève, je suis entrée dans la Congrégation en 1951, je fis mes premiers voeux en 1954, et mes voeux perpétuels en 1959. Lorsque j'étais une jeune Professe, j’obtins un baccalauréat en technologie médicale au Marywood College et je travaillai au St. Francis Hospital dans le quartier Bronx. J'ai en outre servi pour 4 ans en tant que Directrice de nouvelles Soeurs. Plus tard, je suis retournée sur les bancs de l'université à la St. John's University, où j'ai obtenu un Master en technologie médicale. J’ai travaillé par la suite au St. Michael's Hospital de Newark, où j'ai été Vice-directrice du laboratoire.

Quand la Supérieure Générale demanda des volontaires pour aller en Italie ou au Brésil, je demandai d'aller au Brésil. Dans ce pays, j’ai continué à travailler au laboratoire pendant que j'apprenais le portugais et quelques éléments de culture brésilienne. J’y étais allée pour une période de trois ans – mais j’y suis restée pour 40 ans – à l’exception d’une brève période passée au Sénégal, où je m'étais rendue pour aider nos Soeurs à faire bien fonctionner le laboratoire. Quand je suis arrivée au Brésil pour la première fois, les gens étaient désespérément pauvres… Comment peut-on croire qu'un pourcentage extrêmement élevé (96 %) d’enfants résultaient positifs aux tests pour les vers intestinaux ? Cette année, lorsque je suis partie, le taux s’était normalisé, et 97 % des enfants examinés obtenaient de résultats négatifs. Et l’on a assisté à la même inversion de tendance dans la vie quotidienne des gens. Le Brésil a fait des progrès énormes dans les derniers 40 ans ! Je suis très heureuse de voir les gens avancer – et se réaliser !

J'ai beaucoup appris des gens du Brésil. J'ai observé leur esprit de sacrifice malgré la pauvreté et la fatigue et j'ai appris à tâcher de trouver de nouvelles possibilités même dans les situations les plus désespérées. J'ai en outre réalisé beaucoup de choses ! J'ai baptisé enfants, j'ai appris l'hypnose, j'ai ouvert un laboratoire qui a été officiellement reconnu… et ainsi de suite. Les sacrifices étaient nombreux, mais la grâce de Dieu ne manquait pas.

Les sacrifices inhérents à la vie religieuse mènent au meilleur style de vie que l’on puisse espérer. Un petit conseil ? Il s’agit de ce que sait tout Franciscain : “Vis dans la joie du Seigneur !”

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50 Ans

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Sr. Paula Huecker, SFP

Date d’entrée dans la Congrégation  : le 17 septembre 1961
Première Profession : le 25 août 1963
Voeux Perpétuels : le 25 août 1969

Je pense être une Franciscaine par nature. Quand j'étais une adolescente, je chantais les chansons d'amour que j'entendais à la radio, mais je les chantais à Dieu. Je suis la cinquième enfant d’une d'une famille de six enfants (3 garçons et 3 filles), et j'ai été élevée dans un milieu très catholique. Pendant ma jeunesse, j’ai rencontré de nombreux beaux garçons et je suis sortie avec quelques-uns d'eux. Je les aimais bien, mais ils ne m'apportaient pas la même satisfaction que je sentais lorsque je restais avec Dieu. J’aimais rester avec les autres novices : c'était une vie disciplinée et pleine d'amitié, une vie vécue en communauté. Il y avait toujours quelqu'un à qui l’on pouvait s’adresser, quelqu'un qui t’écoutait et qui prenait soin de toi. D'une Soeur on s’attend qu'elle suive ses intérêts et ses talents et qu'elle vive parmi des personnes qui l’encouragent à suivre ce style de vie. J’aime soit la couture soit l'art… et j'ai pu m'occuper de ces deux ces activités ! J’aime chaque particularité de la vie religieuse. Il s’agit d’un choix que je n’ai jamais regretté. Actuellement, j'ai le plus beau travail auquel je n’aurais jamais pu aspirer en tant que religieuse : je travaille avec les Soeurs retraitées du Terrace.

La vocation est un don total ! Je suis humblement reconnaissante de tout ce que j’ai en tant que Soeur. Il est très difficile d'exprimer toute la gratitude que je ressens ! La vie religieuse est la meilleure de toutes les vies – si elle représente ta véritable ta vocation.

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25 Years

 

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Sr. Barbara Fiorentino, sfp

Date d'entrée dans la Congrégation : le 8 septembre 1984
Première Profession : le 18 mai 1986 – Pentecôte
Profession Perpétuelle : le 7 octobre 199
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“Donne-moi tout”

Voici la phrase que j'ai entendue résonner dans mes oreilles à seize ans, une phrase qui a été le point de départ de mon chemin de recherche. Et c'est en cherchant à comprendre ce que cette phrase signifiait et la façon de la réaliser que je suis arrivée à Casetta Nova.

La rencontre avec les Soeurs Franciscaines des Pauvres et l'approfondissement du charisme m'a menée au 18 mai 1986 – fête de la Pentecôte – le jour où j'ai offert à Dieu ma vie pour l'humanité pauvre et souffrante.

Au cours de ces 25 ans, pendant mon chemin, j'ai rencontré beaucoup de frères et de soeurs. Avec certaines personnes j'ai partagé un chemin quotidien fait de vie commune, de prière, de projets et de missions à réaliser. Avec d'autres j'ai parcouru seulement quelque bout de chemin, des périodes significatives comme les douze années passées au Sénégal, les quatre années passées au service des pauvres à Padoue et mon expérience actuelle à Rome.

Encore aujourd'hui, "donne-moi tout" est la phrase qui donne un sens à mon chemin. Mon service au Centre de jour Rayons de Soleil me permet de rester à côté des frères, et dans la rencontre je redécouvre moi-même, et ma vie améliorée.


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Sr. Vincenzina Raimondo, sfp

Date d'entrée dans la Congrégation : le 8 septembre 1984
Première Profession : le 18 mai 1986 – Pentecôte
Profession Perpétuelle : le 7 octobre 1990

mon Dieu, mon Tout”

Encore aujourd'hui, dans mon coeur résonnent avec force les paroles de l'Évangile de ce 18 mai : "Pierre, est-ce que tu m'aimes ? M'aimes-tu plus que ceux-ci ?" Nous avions choisi ce passage sur la lancée de l'expérience de l'appel de Mère Françoise ; dans ce contexte, je me suis sentie interpeller personnellement "Vincenzina, m'aimes-tu plus que..." Ma réponse fut généreuse, immédiate et ayant les caractéristiques du feu de la Pentecôte. Les mots de la formule "mon Dieu, mon Tout" se sont gravés en moi comme une marque indélébile. Je sentais une forte impulsion à aller dans le monde pour guérir les blessures avec la même tendresse et la même miséricorde que Dieu avait utilisées avec moi. Je commençai tout de suite avec les enfants d'Oliveri et ensuite j'ai été avec les jeunes à Messine. Plus tard, il y a eu le Sénégal avec la réalité de la formation, et aujourd'hui je travaille avec les familles d'Assise en les aidant dans leurs différentes étapes de croissance et de transformation.

Au fil des ans, cette réalité du "mon Dieu, mon Tout" a franchi les frontières de l'enthousiasme en parvenant au seuil de la conscience profonde que ma vie n'aurait pas de sens sans ce "Tout". Voilà le point de départ de mon goût de "faire," et c'est ici que chaque soir revient mon coeur, après avoir intensément aimé pendant le jour, pour retrouver la dimension "de l'être."

Reparcourir les sentiers de l'espoir
Après 25 ans de service pour les pauvres, après avoir longtemps exercé le don de l'écoute des frères blessés, j'ai choisi de célébrer le Jubilé en Terre Sainte. J'ai voulu visiter les endroits où le Maître Jésus a fait des miracles de guérison physique et spirituelle et fouler la terre qui fut témoin de ces événements. Je sentais la nécessité de relire ma vie à la lumière des faits de la résurrection et de reparcourir les sentiers de l'espoir.
Chaque endroit visité a suscité en moi des émotions profondes, mais un endroit en particulier m'a touché le coeur pour sa simplicité et son naturel : le lac de Tibériade. Pendant la traversée, à moitié chemin entre les deux berges, après avoir arrêté les moteurs du bateau et avoir écouté les flots, nous avons lu deux passages du Nouveau Testament : La Tempête calmée et L'Appel des apôtres. Puis, après un moment de silence, j'ai lu la formule de la profession et renouvelé mon "Oui" pour toujours à Dieu et aux frères. Les mots de Jésus "Je suis toujours avec vous" et "Viens et suis-moi," réécoutés au milieu du lac, ont parlé en profondeur à mon esprit et donné à la formule "mon Dieu et mon Tout" une profondeur tout à fait nouvelle.

Renouveler la profession sur le lac, au même endroit où il y avait eu l'appel de Jésus et la réponse inconditionnelle des apôtres, signifie pour moi, aujourd'hui, assumer l'engagement à suivre Jésus pauvre et crucifié sans compromis. Je repars d'ici pour continuer cette aventure divine en portant dans le coeur l'écho de ces mots : "Je serai toujours avec toi."


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Une interview avec Sr Tiziana Merletti

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Sr. Tiziana Merletti, sfp

Date d’entrée dans la Congrégation :  le 9  août 1984
Première Profession : le 18 mai 1986 – Pentecôte
Profession Perpétuelle : le 28 avrile 1991

Qu’est-ce qu’il y a dans votre expérience qui rend souhaitable la vie religieuse en tant que Soeur Franciscaine des Pauvres ?
La célébration du 25e anniversaire de ma première profession a été pour moi une belle occasion de regarder en arrière et d’être reconnaissante pour le don de l'appel à être une SFP. La vie religieuse m'a donné l'occasion de ressentir l’étendue et la profondeur de l'amour de Dieu à grâce aux petites choses que je rencontre dans ma vie de tous les jours et aux frères et aux soeurs avec qui je suis en contact à chaque moment.

Depuis le début de mon chemin, j'ai été attirée par ces mots de l'évangile de saint Jean (12:32) : “Et moi, une fois élevé de terre, j'attirerai tous les hommes à moi.” Cela donne un sens et une direction à ce que je fais et à ce que je veux être, c’est-à-dire : un instrument de guérison dans la communauté de vie comme continue à nous révéler Jésus le Ressuscité. Ma condition de membre de notre communauté SFP me donne la grâce de pouvoir marcher sur ce chemin en faisant face à mes luttes et à mes épreuves avec humilité et en étant reconnaissante de l'attraction mystérieuse de Dieu. Je sais que nous ne pouvons pas résoudre les problèmes de toute l’humanité pauvre et souffrante comme j'ai rêvé durant ma jeunesse, mais je crois dans le pouvoir d'une petite graine plantée ensemble au nom de Dieu.

De quelle façon, selon vous, le don de notre charisme de guérison est-il nécessaire dans le monde d’aujourd'hui ?
Je sais que nous vivons dans une très difficile époque de transition, mais je crois que notre charisme est plus crucial que jamais. Le défi que je vois est plus intérieur. Comme dirait Mère Françoise : un feu d'amour pour Dieu et mon prochain brûlait en moi… Toutefois, la question que l’on se pose est la suivante : Comment pouvons-nous garder vivant ce feu qui brûle en nous et parmi nous ? Je me suis demandé ce que nous devons changer, abandonner ou acquérir dans nos vies en tant que SFP. Nous voulons être vraies, inclusives et proches des gens et de leurs problèmes. Néanmoins, en même temps, nous faisons face à la déception, à la tristesse, au découragement et à un sens de perte. Je crois que ce conflit quotidien peut être hasardeux pour nous : nous pouvons servir nos égos en cherchant de grands succès, en rester sans rien faire en arrière-plan et en nous plaignant avec colère et amertume de l'injustice des institutions… Malgré la diversité de défis auxquels nous faisons face, je suis très reconnaissante de voir autour de moi des femmes si dévouées et fidèles à la vision et à la mission de Mère Françoise ; c’est rassurant de constater que notre présence est vraiment nécessaire et qu’elle se perpétuera dans le futur.

Quels sont-ils vos espoirs et vos rêves pour le futur des Soeurs Franciscaines des Pauvres et pour la vie religieuse ?
J’espère que les Soeurs Franciscaines des Pauvres deviendront de plus en plus des ministres de l'onction en tant que signe de la présence de guérison de Dieu. Nous sommes appelées à embrasser les blessures d'une humanité pauvre et souffrante, et je crois que nous pouvons y parvenir grâce à des rapports significatifs, respectueux et profonds comme nous faisons lorsque nous bénissons et nous oignons nos frères et nos soeurs toutes les fois que nous pouvons le faire et que l’on nous demande de le faire. Mon espoir pour la vie religieuse est que nous puissions trouver des voies nouvelles et significatives pour partager notre trésor au sein de la plus vaste communauté ecclésiale. Le nombre des membres de la vie religieuse est sans doute en train de diminuer, mais le pouvoir de notre héritage ne s’amoindrit pas.

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Premières impressions . . .

Srs Tiziana Merletti, Barbara Fiorentino, and Vincenzina Raimondo.....

On dit qu’il ne faut pas se fier aux premières impressions, je crois que cela c’est une chose sage, mais notre coeur ne suit pas toujours de sages conseils.

photoJ'ai connu Soeur Tiziana Merletti la première fois que je suis allée à Casetta Nova. Elle portait un habit blanc, elle marchait vite et elle souriait. On m’a dit que c'était une Jeune Professe qui demeurait au Centre Jeunesse et qu'elle faisait la cuisinière chez les Pères Oblats de Marie Immaculée. Quelqu'un a ajouté : “elle est titulaire d’un doctorat en droit”. Alors, je me suis posé cette question : “Mais comment se fait-il qu’elle se soit diplômée en droit pour devenir Soeur et faire la cuisinière ?” J'étais étonnée et j'étais curieuse d'en savoir davantage sur elle. Par conséquent, quand j'ai su qu'elle serait venue nous visiter à Padoue dans l'appartement que je partageais avec d’autres étudiantes, j'étais heureuse. Il me semblait étrange d’accueillir deux Soeurs, mais tout se déroula dans une atmosphère si simple et familière que nous ne nous sommes pas trop préoccupées lorsqu’elle et Soeur Gianna, qui à cette époque-là était encore Novice, ont voulu dormir par terre sur des matelas à notre place !
Une année plus tard, j'étais une autre fois à Casetta Nova. J'étais en train de tâcher de comprendre quoi faire de ma vie. J'étais préoccupée et je me suis confiée à elle. À cette époque-là, elle ne faisait plus la cuisinière, elle suivait des cours de droit canonique à l'Université du Latran et elle me dit qu'il n'était pas facile pour une Soeur de se faire une place dans ce milieu. Pour la taquiner, un camarade lui avait demandé : “Mais pourquoi elles t’ont envoyé ici ? Peut-être pour étudier pour devenir Mère Générale ?” On a éclaté de rire. C'était le printemps de 1988.

photoToujours cette première fois, j'avais remarqué une autre Soeur, avec une grande touffe de cheveux qui sortait de son voile. Elle était sur une voiture et criait quelque chose à quelqu'un. Le fait qu’elle conduisait une Renault 4 rouge me la rendait déjà sympathique. Quand elle est descendue de l’auto elle a commencé à plaisanter avec un très fort accent sicilien, ce qui n’a fait que confirmer ma première impression. Il s’agissait de Soeur Barbara Fiorentino. Après des années, elle devait m’accueillir à l'aéroport de Dakar, où je me rendais pour un stage de noviciat. Avec son humour, elle a contribué à dédramatiser mes peurs dans ces deux mois inoubliables. Plus tard, quand nous nous sommes retrouvées en communauté à Casetta Nova, elle a continué à me dire beaucoup des vérités, toujours en plaisantant. C’étaient de beaux temps ! Finalement, la Renault rouge fut vendue, mais elle s'était convertie depuis longtemps à la bicyclette. Barbara continue à pédaler sur des parcours qui ne sont pas évidents – et souvent en phase de dépassement – en restant toujours fidèle à soi-même et à ceux qui pédalent avec elle. La bicyclette qu’elle utilisait au Sénégal est restée en héritage au noviciat, mais elle est toujours disponible au cas où elle déciderait de faire un tour par ici.

photoQuand j'ai vu pour première fois Soeur Vincenzina Raimondo, je l'ai prise pour une autre personne. J'étais à Padoue et j'étais venue à la communauté pour connaître Soeur Maria Pia, le quatrième membre de la nouvelle communauté que nous attendions depuis un bon bout de temps. Elle avait dû différer son arrivée afin de terminer ses études pour devenir une assistante sociale. On m'avait dit qu'elle était belle, robuste et forte et quand ce matin-là je me suis retrouvée devant la porte de Via del Santo avec une Soeur qui correspondait à cette description, je me suis exclamé : “Tu es sûrement Soeur Maria Pia, salut, je suis Marvi.” Elle, Vincenzina, me regarda avec un grand et agréable sourire. Après quelques secondes, elle me répondit : “Salut Marvi, non, je ne suis pas Soeur Maria Pia.” “Oups quelle piètre figure ! Et qui es-tu alors ?” Ainsi, elle m’a tranquillement dit qui elle était et elle voulut me connaître davantage, et le temps est passé très vite. Il a été toujours ainsi avec Vinci : elle te fait sentir au centre du monde, ou du moins au centre de son écoute. Avec elle rien n’est banal. Elle rend solennelles même les petites choses. Il y a un an, elle est revenue au Sénégal pour les Voeux Perpétuels de Soeur Rose et de Soeur Sylviane, les premières jeunes qu'elle avait accueillies au Foyer. Il a été une grâce de l’avoir quelques jours avec nous au noviciat, dans cette maison dont elle avait rêvé et pour laquelle s’était offerte et avait souffert. J'ai compris un peu mieux la parabole du grain de blé qui meurt pour pouvoir porter des fruits. Merci Vinci !

Sr. Marvi Delrivo, sfp

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SOEUR DANIEL MARIE MEADE :
Qui est-elle ? Au-delà de ce que nos yeux peuvent voir

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Les Associés Elizabeth Fátima Bette Câmara et Miguel da Costa Câmara

En tant qu'Associés de la Congrégation, nous nous sentons très à l'aise de parler sur Soeur Daniel Marie Meade. Soeur Daniela, grâce au témoignage de sa vie religieuse, nous a montré le vrai visage de la mission des Soeurs Franciscaines des Pauvres. Soeur Daniela a réellement assumé et personnifié le charisme de Mère Françoise Schervier, celui de guérir les blessures de l'humanité pauvre et souffrante.

Avec les ans, l'humeur et la vigueur de la jeunesse que Soeur Daniela avait lorsqu'elle est arrivée pour la première fois au Brésil s'étaient atténuées. Toutefois, même lorsqu'elle fut assez âgée, elle ne cessa jamais de servir les gens qui avaient besoin de son aide. Soeur Daniela n'a jamais permis que son âge avancé puisse de quelque façon l'empêcher de respecter son engagement envers la communauté de Jataí.

Son nom – Daniel – signifie : "je suis prêt." Et c'est précisément cela que nous voyons en elle au-delà ce que nos yeux peuvent saisir. Et c'est cela que cette religieuse personnifie pour nous et pour tous les Associés et les gens qu'elle a servis. Il n'y avait pas d'obstacles ou de distance qui pouvaient l'empêcher de servir le Christ et nos frères et soeurs.

Tout au long de ces nombreuses années, en jouissant de sa compagnie comme Associés, nous avons eu l'occasion de constater la carrure de sa personne, son impressionnante disponibilité et l'envergure de ses enseignements et de sa sagesse – des qualités que l'argent ne pourrait jamais acheter. Nous pourrions parler davantage de Soeur Daniela, mais nous ne pourrions jamais étaler toute notre reconnaissance et encore moins traduire ses actions par de simples mots.

Soeur Daniel Marie est ce qu'elle est, et nous avons apprécié sa compagnie. Le fait d'avoir été des témoins d'une partie de son histoire nous remplit de fierté. Nous avons beaucoup appris d'elle. Chaque fois que nous l'avons rencontrée, elle nous a appris quelque chose de nouveau. Elle était, et elle est toujours, une source inépuisable de connaissance.

Merci, Soeur Daniel Marie, de nous avoir accueillis à votre côté et d'avoir été pour nous un exemple d'humilité, de service et de dévouement envers le Christ. Merci particulièrement d'avoir partagé avec nous le témoignage de votre vie, une vie d'une personne qui ne se nourrit pas de simples mots – en ne partageant que d'étonnantes histoires de vie -- mais d'innombrables expériences de la vie quotidienne que vous avez entreprises. Vous nous avez montré que lorsque nous sommes disposés à servir, rien ne peut nous arrêter.

Votre vie et votre foi nous ont permis de nous efforcer de devenir de meilleures personnes. Que Dieu puisse vous donner une longue vie afin que tout le monde puisse jouir de votre présence et de votre compagnie. Cela inspirera en nous le charisme bien vivant de Mère Françoise afin que nous puissions toujours servir notre prochain en apaisant la souffrance de toute l'humanité.

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